Amsterdam : Chroniques d’un mangeur de Gouda pt.1


Gedag Dames en Heren,

Voici donc 2 semaines maintenant que je suis au pays du Gouda, chez nos voisins, voilà donc le temps pour moi de vous conter mes aventures. Car croyez-moi, je ne suis pas surnommé « Bad Luck Gro-To » pour rien, vous vous en rendrez bien vite compte. Donc, par où je commence?

L’appartement bien-sûr ! Car c’est bien évidemment le début des mes ennuis. Pendant l’été j’ai cherché un appartement à Amsterdam, armé de l’internet et Google et j’ai trouvé la petite perle, un appartement pas le moins cher mais pas le plus cher non plus. Contrat signé, il ne me restait plus qu’a attendre les clefs. Sauf qu’elles ne sont jamais arrivées. Me voilà donc, victime d’une fraude sur internet, fraude avec contrat etc… Et non je ne récupérerais rien, le système judiciaire Belge fait que pour retrouver ce que j’ai perdu je dois payer encore plus, donc pas worth it.

Me voilà donc, examen finis, sans appartement ! On se concerte avec mon père, et regarde partout sur internet, et on trouve plusieurs annonces. On décide donc pour ne pas se faire encore avoir de partir à Amsterdam pour tout vérifier. Et on a bien fait : la moitié des annonces nous ont envoyé dans des adresses sans appartement, les adresses existaient bien, mais il y avait a chaque fois un truc à cette adresse, et pas d’appartement. Une semblait réelle, mais on a évité : une petite rue, le batiment comportait des néons rouges sur la façade, tout semblait indiquer qu’il s’agissait d’une maison de joie. N’ayant pas trop l’envie d’offrir mes services, nous avons donc passé notre chemin. Qui plus est pour l’anecdote il en est sorti quelqu’un en porte-jartelles, soutiens-gorge, visiblement armé d’un pénis. Nous avons donc cherché autre-chose, et trouvé : centre-ville, cher mais le moins cher dans les annonces sérieuses. Petit plus : j’ai une colocataire Allemande de classe 8.5/10, pas moins. Oui monsieur !

Enfin, conditionnelle approuvée, le Bachelier, BD fini, nederland versla, en route pour vivre à Amsterdam. Autant vous le dire de suite : ici le vélo est roi. J’ai du rouler en voiture, et je me suis vite rendu compte que le code de la route ne compte pas ici, seul le vélo compte : en effet, il a toujours là priorité ! Gauche, droite, devant, feux rouge, RAF le vélo passe. Cette règle vaut aussi quand vous êtes à vélo, que le meilleur gagne ! Le vélo étant aussi essentiel pour leur survie, on pourrait en conclure qu’il serait à prix réduit : Que Neni ! le vélo le moins cher de décathlon est moins cher que le moins cher de leur vélo d’occasion, et lui est neuf avec des freins et des vitesses. J’ai donc fait l’acquisition d’un vélo pour pouvoir être comme tout le monde, et me déplacer partout.

Après ma première mésaventure, premier jour à l’Université : c’est énorme. Namur, c’est une fourmi. Tout comme nos Caribous nationaux, j’ai aussi dans l’université 3 restaurants, 1 super-marché, des magasins de l’universités, etc… et le plus petit bâtiment a 6 étages, et franchement semble tout petit comparé au reste. Tout se fait en anglais, normal, mais moi qui pensait avoir un bon niveau en anglais, ah bah non je suis nul part, j’ai eu du mal au début pour parler avec eux, comprendre les différents accents, et aussi pouvoir parler de tout et rien. Et je ne vous parle même pas du néerlandais ! Car ils ont appris que je parlais un peu néerlandais, ils m’on donc parlé direct en flamand. Dur. Très Dur. Ils vont beaucoup trop vite, impossible de comprendre les longues phrases. J’ai donc du utiliser la technique du « oui » : on dit oui tout le temps,et quand ils font une drôle de tête on fait non.

En parlant de l’université, j’y vais tout les jours à vélo ma gueule ! Je vais revenir et on m’appellera plus Gro-To, mais Fit-To ! Bon quand même pas à ce point là, mais faire du vélo tout les matins ça fait du bien. Jusqu’au jour où ton vélo est volé. Car oui, mon vélo a été volé ! Ca n’aurait pas été Amsterdam sinon. Imaginez-moi vendredi matin, 8h du mat’, dormi 3h à cause de l’église qui joue du carillon toute les demi-heures, me rendre compte que mon vélo est plus là. Comment je fais pour aller à l’unif? J’ai testé le tram. Enfin j’ai essayé : pour prendre le tram, il faut un abonnement, que bon Belge que je suis je n’ai pas. Me voilà donc entrain d’expliquer ça dans un néerlandais approximatif au chauffeur. Mais lui aussi semblait avoir une mauvaise journée, il m’a donc envoyé bouler en me faisant comprendre qu’il allait appeler les forces de l’ordre. Mais bon on était vendredi, j’ai donc pas été à l’Unif et j’ai cherché après un nouveau vélo.

La dite Eglise, début de mon malheur de pêcheur

La dite Eglise, début de mon malheur de pêcheur

Bon autant le dire : je n’avais aucuns scrupules pour trouver un vélo. Je suis donc parti vers le quartier de « Oude Kerke » pour trouver un vélo. Il ne m’a pas fallut longtemps pour me faire aborder par quelqu’un qui semblait plutôt peut « fréquentable », il m’a donc demandé si je cherchais quelque-chose. Un vélo. Il en a un. Miracle? Bon il enlève ses affaire du vélo (enfin je crois que c’était les siennes), on négocie, 15€. Nice ! Sauf que la roue avant après 200 mêtres a commencé à faire ce qu’elle voulait la s****e. Bon, compte tenu que j’ai juste faillait mourir 6 fois en revenant à l’appartement, ça va… En concertation avec mes parents, on en a racheté un vrai, un de là, avec un chaîne grosse comme … (remplir avec une chose très grosse, les vrais penseront à Major).

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La bête, fietsen IIème du nom

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ça c’est pas de la chaîne de tapette que t’as au décathlon Maggle !

Que dire d’autre? C’est trop long de tout raconter, il m’en arrive tout les jours avec mon Karma! Je crois qu’actuellement la chose là plus drôle est le petit chinois du salon de massage en bas de mon appartement qui un jour m’aborde pour me parler des poubelles en anglais. Il m’a engueuler pour me dire le jour précis où il fallait sortir les poubelles, sauf qu’il me disait « monday and sunday », et ensuite « mondag en donderdag »… Je n’ai pas pu m’empêcher de rire, car il ne savait pas que je comprenais son néerlandais.

Voilà donc un peu toutes mes aventures ici à Amsterdam. Ma coloc est sympa, même si hygiéniquement parlant j’ai eu des doutes au début mais ça va maintenant. Elle me fait vraiment me sentir mal parfois, elle étudie genre H-24 sans rire. Quand je pense qu’a ce moment ci de l’année je serai probablement au cercle entrain de boire une petite grenadine… Par contre, j’ai fait la découverte que les filles dans la salle de bain ça en prend de la place. Bon bien-sûr j’en avais déjà eu un avant goût, mais elle prend vraiment de la place ! Et laisse des cheveux partout, pire que Youri de la touffe sacrée.

A bientôt pour de nouvelles aventures,

Met vriendelijke groetjes,

Anthony

Amsterdam la nuit, c'est beau, mais faut pas avoir peur

 

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Pushbullet, pour ne (presque) plus jamais devoir checker son smartphone


Ne vous est-il jamais arrivé, alors que vous étiez confortablement installé derrière votre ordinateur, d’être dérangé par une notification sur votre smartphone? Bien souvent, il n’est pas très loin, mais le simple fait de devoir le déverrouiller, consulter la notification puis le remettre en place avant de reprendre sa tâche peut constituer en soi un désagrément non négligeable. Certes, il est bien entendu recommandé de mettre son téléphone en silencieux lorsque l’on s’attèle à une tâche qui demande réellement de la concentration, mais la plupart du temps la majorité des utilisateurs préfèrent toujours rester en contact avec le reste du monde. Que diriez-vous alors d’un système qui vous permettrait de consulter vos notifications directement sur votre ordinateur, voire même de répondre à un SMS avec le confort de votre clavier? Certes, des initiatives telles que AirDroid ou MightyText existent, mais elles sont loin de combler complètement ce besoin.

C’est précisément pour répondre à cette attente qu’a été développée Pushbullet, une initiative lancée par une petite équipe de San Francisco et qui permet donc de complètement dupliquer toutes les notifications de votre téléphone sur votre ordinateur. Pour la peine, je l’ai testé et il m’est arrivé de ne même plus consulter mon téléphone du tout tant que j’étais devant mon ordinateur, preuve que le système est véritablement efficace.

Un appel, notifié simultanément sur Pushbullet et votre ordinateur.

Pushbullet permet en outre d’envoyer des fichiers ou du texte de votre ordinateur à votre smartphone très facilement, ce qui se révèle très pratique au quotidien.

Au niveau des plateformes, Pushbullet est disponible sur Android, iOS, Windows, Chrome et Firefox (la version Mac OS devrait sortir incessamment sous peu).

Et vous, quelle application utilisez-vous pour connecter votre téléphone et votre ordinateur?

We are back!


Nous y sommes donc. Après deux mois et demi passées au bord d’une piscine un cocktail à la main ou à réviser pour la pire seconde session de toute sa vie (biffer la mention inutile), le plus geek et le plus informatique de tous les kots à projet revient pour une nouvelle année que nous espérons encore plus mémorable que la précédente.

Je ne peux commencer ce premier billet sur la vie du kot sans dire quelques mots sur la nouvelle équipe (la septième depuis la création du kot, ça ne nous rajeunit pas).

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, vous aurez la chance de retrouver en intervention cette année les membres de l’année passée qui n’ont pas eu l’occasion de quitter la vie étudiante, s’exiler quatre mois au pays des caribous ou de se lancer dans le marché noir du vélo (on vous laisse deviner qui a fait quoi). Jet ayant pris de la bouteille (au propre comme au figuré), c’est désormais lui qui occupera l’insigne fonction de chef de projet avec à ses côtés, Maxime, promu au grade de trésorier et Moule, délégué barbe. Enfin, parce qu’il faut toujours quelqu’un qui raconte pour la centième fois la même anecdote et rappelle à quel point «c’était mieux de son temps», votre humble serviteur rempile pour une quatrième année, cette fois-ci en tant que vieux con attitré.

Nous ne manquerons cependant pas de sang neuf, puisque pas moins de trois nouvelles recrues ont rejoint nos rangs. Damien, mieux connu sous le nom de Bibi et ses multiples variantes, qui vont du Bibite affectueux au Bibito inventé par les Eramsus ou encore «celui qui a failli ne jamais avoir ses clés parce qu’il n’a pas demandé l’information aux bonnes personnes» (c’était très drôle de le voir dormir dans le commu pendant deux jours, même si lui étrangement semblait trouver la situation beaucoup moins agréable). Carlus, le fier Chimacien dont le cœur n’est depuis cet été plus à prendre. Last but least, Gilles, celui qui n’est pas vraiment un nouveau tellement il avait l’habitude de traîner chez nous ces dernière années.

Enfin, nous comptons deux Erasmus : Jonas le Flamand (je suis presque convaincu qu’il parle mieux français que certaines personnes du kot) et Jantke qui nous vient de Hanovre.

Que retenir de cette rentrée? Une succession de moments, la surprise d’avoir des Erasmus qui ne soient pas Espagnols, la petite joie ressentie en retrouvant chacun de ses cokotteurs qu’on avait pas revu depuis trop longtemps, seconde session oblige. La magie des premières soirées dans le commu, à faire découvrir à Jonas et Jantke ce que c’était que la vie étudiante «à la Belge». La première réunion de Jet avec son tour de table de présentation où il s’est avéré que l’anglais de Carlus est vraiment vraiment très limité et que l’italien de Maxime ne s’est toujours pas amélioré. Le projet des peignoirs qui revient en force, parce que cette année, pour de vrai, on va y arriver. Le retour en intervention, avec cet étrange sentiment de satisfaction lorsqu’on découvre enfin un moyen de régler ce problème qui nous dérange depuis si longtemps. Les Wallos passées ensemble au kot parce que cette année il faisait vraiment trop mauvais. La cuisine des uns et des autres, qui n’a étonnamment pas changé pendant l’été. L’inauguration de la terrasse et du barbecue. La cohabitation avec le Sportikot (ils détestent quand on les appelle comme ça).

Bref, on est de retour.

Dang, Vème Chef de Projet

PS : nous publierons très prochainement la date de nos différentes activités une fois qu’elles auront été fixées. Pas de panique donc, on vous tient au jus.

Bibito bravant le déluge pour profiter du feu d'artifice de samedi soir.

Bibito bravant le déluge pour profiter du feu d’artifice de samedi soir.

Billets du Canada – Chapitre un


Cher Tabernacle,

Après un voyage long de 24 heures (rude), nous voici enfin arrivés à destination : Victoria, British Columbia, Canada. Le décalage horaire se fait encore sentir, et il n’est pas rare de nous voir tomber endormis à 21h. Mais nous voilà installés dans notre maison (en bois, comme toutes les maisons de la ville – même ville qui est sujette à des tremblements de terre occasionnels, cherchez l’erreur par rapport à la solidité des constructions en bois).

Bienvenue au pays du sirop d’érable, des ours et de la poutine ! La culture est très intéressante, on est vraiment à la croisée des chemins entre les Etats-Unis et l’Angleterre puisque les stéréotypes connus du continent américain sont pour la plupart bel et bien vérifiés. Tout est littéralement craqué. Les voitures sont énormes. Les centres commerciaux sont énormes. Les menus de fast-food sont énormes. Les magasins sont énormes. Les gens sont énormes (non ça ce serait exagérer). Tout est énorme. Parallèlement à cela, on carbure au thé toute la journée et les gens sont sans doute les plus patients et gentils qu’on ait eu l’occasion de rencontrer. Nous avons été accostés au moins quatre fois sur le trajet entre l’aéroport de Vancouver et notre maison à Victoria pour nous demander si on avait besoin d’aide (sans doute par pitié, certes). C’est un mélange absurde auquel on s’attache pourtant très vite.

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Ce genre de mastodonte n’est pas une exception dans les rues

A notre arrivée, nous avons eu le plaisir de connaître l’une des pluies les plus violentes qui soit tombée sur la région depuis des années (« – Vous n’avez pas de chance, je n’avais pas vu de pluie comme ça depuis des lustres ! » « – Ah ben moi c’était pas plus tard qu’il y a trois jours, Belgium RPZ ! »). Le coin prend tout son charme par toute une série d’absurdités qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Quelques exemples : une vieille maison dans Chinatown où l’on doit frapper à la porte pour acheter des nouilles à emporter, la bière entre 5 et 7 dollars (sigh…), des voitures avec des cils sur les phares (comme quoi chacun interprète le bon goût comme il le sent), les carrefours où tout le monde s’arrête et où le premier arrivé est le premier parti (la priorité de droite c’est has-been), les autoroutes où on ne dépasse pas 80 km/h, les Walmart temples de la consommation à bas prix (le responsable du rayon sport était aussi large que le rayon, si si), etc. Tout ça est très drôle et dépaysant. C’est aussi l’une des villes les plus vertes qu’il nous ait été donné l’occasion de voir, puisque toutes les rues sont boisées et que le centre-ville dispose d’une multitude de parcs et petites forêts. Le campus est aussi grand que le centre de Namur (les étudiants bénéficient de pubS, cinémaS, restaurantS, agence de voyage, lieux de détente et autres). Très honnêtement, tant la ville que le campus sont objectivement magnifiques et très agréables à vivre.

Voilà pour le récit de nos premiers jours sur place ! Globalement, surprenant et très encourageant pour la suite. Ça va être bien ! Sur ce, on vous laisse, et on termine sur une dernière note originale : nous sommes invités à une soirée « super-héros » à l’américaine demain, nous sommes aussi curieux qu’emballés !

Grosse bise à tous,

Bastien, Romain et Martin

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