Avec Graph Search, Big Brother est parmi nous


Présenté en janvier dernier et disponible depuis juillet en bêta depuis la version anglaise de Facebook, Graph Search est le nouvel outil de recherche qui promet de révolutionner le réseau social. Concrètement, contrairement à un moteur de recherche classique comme celui de Google par exemple, Graph Search ne fait pas de recherche sur l’ensemble de la Toile, mais seulement sur les contenus publiés sur Facebook. Le moteur compile l’ensemble des informations rendues visibles par les amis de l’utilisateur ainsi que toutes les informations publiques de tous les autres membres du réseau.

Du côté de Facebook, on présente l’outil comme un moyen de rapprocher les utilisateurs, de redynamiser les photos et de découvrir de nouveaux endroits qui ne dévoile pas plus de contenu que ce que l’utilisateur a lui-même choisi de rendre visible. Mais depuis sa présentation, celui-ci a provoqué une large vague de contestations sur la Toile. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’outil permet de croiser un ensemble de détails qui, individuellement ou ensemble, peuvent devenir potentiellement gênants.

J’emploierai au long de l’article des images directement tirées de mon profil facebook pour plus de clarté. 🙂

On peut globalement définir trois grandes catégories d’informations utilisées par Graph Search :

Les informations identifiant l’utilisateur sur Facebook

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L’ensemble des informations qui définissent l’utilisateur de Facebook : son nom, son sexe, son âge, sa date d’anniversaire, ses relations familiales et/ou amoureuses, son (lieu de) travail, ses études, son domicile, etc. Toutes ces informations peuvent faire l’objet de recherche Graph Search. Libre bien sûr à l’utilisateur de ne pas remplir ces informations ou bien de régler les paramètres de confidentialité de son compte et de limiter leur visibilité à ses amis ou à certains de ses amis. Même si beaucoup d’utilisateurs de Facebook ne font malheureusement pas attention à la confidentialité de ces données, celle-ci reste relativement aisée à maintenir.

Les actions de l’utilisateur sur Facebook

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Plus délicates à gérer que les informations de base de l’utilisateur, il s’agit ici de toutes les actions qu’il a effectuées depuis la création de son compte. Likes (de photo, de statut, de page, …), commentaires, statuts, amis Facebook ajoutés, pages suivies, groupes non secrets intégrés, etc. Si l’utilisateur lambda a tendance à oublier le détail de chacune de ses actions, Facebook n’oublie pas et celles-ci peuvent être retrouvées et même utilisées dans un contexte donné par Graph Search. C’est d’autant plus vicieux que la visibilité de la plupart de ces informations dépend des paramètres choisis par les amis de l’utilisateur (par exemple, la visibilité d’un like donné à une photo d’un de ses amis dépendra des paramètres de visibilité choisis par cet ami pour cette photo). Difficile donc de voir clair quant à savoir quelles actions sont visibles par qui via Graph Search. A part tenter de supprimer toutes les actions qu’on ne veut pas voir se retrouver dans le moteur de recherche (ce qui est loin d’être aisé), il n’y a malheureusement pas de bonne solution pour en contrôler la visibilité de nos actions. Eh oui, là on paye cash des années et des années d’utilisation du réseau en toute insouciance… 

Les photos et vidéos de l’utilisateur

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Tout comme les actions de l’utilisateur, ses photos et vidéos sont délicates à gérer puisque certaines sont également dépendantes des paramètres de visibilité choisis par ses amis. Il existe deux types de contenu multimédia sur Facebook : celui qui est posté par l’utilisateur (il en reste donc « propriétaire » et décide de sa confidentialité) et celui posté par un tiers et dans lequel l’utilisateur peut être taggué (sa seule marge de manœuvre quant à la visibilité du contenu sur son propre profil réside donc dans la possibilité de s’en détagguer).

Évidemment, le sel qui rend Graph Search si difficile à appréhender et à contrôler réside dans le fait que les recherches peuvent être effectuées en croisant ces trois types d’information sans restriction. Cela permet donc à celui qui utilise le moteur de mêler informations publiques et à visibilité limitée avec des actions et/ou des photos ou vidéos. Les résultats peuvent être très déconcertants voire même carrément flippants quand on se rend compte des possibilités ouvertes.

Et comme des exemples valent toujours mieux qu’un long discours, voici un aperçu de plusieurs recherches Graph Search qui ont toutes fourni une liste de personnes identifiées au moins par leur nom complet (mais souvent également par leur adresse ou lieu de travail) :

  • Married people who like Prostitutes (les hommes mariés qui aiment les prostituées)

  • Current employers of people who like Racism (les entreprises qui emploient des personnes ayant indiqué sur Facebook qu’elles ‘aimaient’ le racisme)

  • Islamic men intersted in men who live in Tehran, Iran (les hommes musulmans habitant à Téhéran intéressés par les hommes)

  • Single women who live nearby and who are interested in men and like Getting Drunk (les filles célibataires habitant près de chez vous et ayant indiqué sur Facebook qu’elles aiment boire beaucoup d’alcool)

Dans ces exemples, on peut clairement observer que des informations anodines lorsqu’elles sont prises individuellement peuvent ensemble constituer une requête potentiellement très délicate et révélatrice. Graph Search transformera-t-il définitivement Facebook en véritable outil de stalking des gouvernements, des entreprises ou des individus douteux ? Difficile de répondre dans l’immédiat, mais il semble clair qu’il est dans l’intérêt des utilisateurs du réseau de prendre beaucoup de précautions lorsqu’ils le parcourent. Un simple like peut signifier beaucoup. Graph Search ne sera pas disponible en français avant quelque temps, l’occasion pour chacun de faire le point sur la visibilité de ses informations.

Pour les moins littéraires d’entre vous, cette petite vidéo résume très bien tout ce qui a été dis plus haut :

Du côté de l’e-kot, on vous conseille d’employer des comptes fake où votre véritable nom ne sera jamais mentionné, ou tout du moins de régler les paramètres de confidentialité de votre compte de manière la plus restrictive possible. Si ça peut vous éviter la visite en pleine nuit d’un maniaque sexuel qui a vu les pages Cuir, MoustacheCravache et J’aime la bite que votre meilleur pote vous a fait liker au retour d’une soirée un peu trop arrosée, c’est bien peu de choses… 😀

Pour l’e-kot,

Martin

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La musique et le Streaming: une histoire d’amour


Salut à tous!

L’E-kot est (enfin) de retour! Et c’est moi qui ai le privilège de débuter notre série d’articles de fond (ça fait sérieux, non?). Mais rassurez-vous, pas de coups de trompette pendant la lecture de l’article, promis.

Vous avez envie d’écouter de la musique, mais ce n’est pas votre ordinateur? Le propriétaire de la dite bécane écoute le bon vieux Francis en boucle? Alors j’ai la solution! (notez que muni d’une paire d’écouteur, la BUMP pourra se révéler être une piste de danse).

La musique, si vous ne le saviez pas, est aussi disponible en streaming sur le net. Pas de « réel » téléchargement, juste une écoute plaisante du dernier tube de Rihanna (mais quel plaisantin! ). Finis l’utilisation de youtube comme lecteur de musique, pompant plus de ressource et obligeant de rechercher la musique, ici nous allons voir différents systèmes permettant d’écouter la musique en ligne, de créer des playlists, et bien plus encore, tout ça gratuitement. Elle est pas belle la vie?

Grooveshark 

Certainement le système le plus complet, il comprend à peu près toutes les musiques populaires que vous souhaiteriez entendre, et dans le navigateur internet (sauf IE). Il est basé sur un principe simple: les utilisateurs s’enregistrent sur le site, et partagent les musiques présentes sur leur belle machine. Ce système est basé sur le P2P, comme les torrent, le contenu est donc à la base du contenu d’un utilisateur très gentil qui a décidé de partager avec vous sa musique.

Grooveshark vous permettra de découvrir des nouveautés en fonctions de vos anciennes écoutes, et vous pourrez même créer des playlists, afin de tout réécouter.

Il comporte aussi un système de radio, qui est basé sur le genre des chanson. Envie de rock? de blues? de rap? il suffit de lui demander. Mais ce système n’est pas le meilleur.

Sa force est qu’il contient un répertoire énorme de chansons, mais c’est aussi son principal défaut : il crée des doublons. Il vous faudra donc par moment chercher un peu avant de trouver la version de la chanson que vous vouliez tant écouter.

http://grooveshark.com/

Spotify – Dat Boloss

Plus connu que Grooveshark, il se base pourtant sur le même principe de P2P, mais comporte quelque différences : il ne comporte pas de doublons, et la qualité des chansons est souvent plus uniforme.

Mieux donc? Pas forcément. Pour utilisé Spotify, il vous faudra télécharger l’application sur l’ordinateur, et votre temps d’écoute sera limité, et vous devrez écouter des pubs pour pouvoir continuer à écouter la musique. Toute chose à donc un prix.

Notez que depuis quelques temps, Spotify propose son lecteur de musique en ligne en version beta, plutôt beau visuellement parlant.

https://www.spotify.com/be-fr/

8Tracks – Stay in the mood.

8Tracks est un site de musique se basant sur les playlists des utilisateurs qu’ils mettent en ligne. Rien d’exceptionnel me direz-vous, quels changement par rapport à Grooveshark ou Spotify?

La nouveauté ici est qu’il est basé sur vos envies d’écoutes. Vous êtes tristes? Tapez « Sad » pour voir. Vous êtes joyeux? Envie de soleil et de vacances? Tapez Summer et Happiness, vous serez je crois agréablement surpris.

Ce qu’il y a de bien aussi c’est qu’il « link » toutes les chansons des playlists avec soit avec un lien Youtube, soit avec SoundCloud, ou d’autres plateformes du style.

Petit site parfait lors d’un rangement de cercle, car oui pour lui Disney est un style de musique particulier, et que le roi lion, c’est indémodable.

Le bémol dans la partition est que vous ne pouvez pas changer plus de 3 fois de chansons, et donc si une chanson vous casse la tête et que vous avez déjà changé 3 fois de chansons, il vous faudra subir le châtiment des dieux!

Un avant goût? l’E-Kot vous a concocté une petite surprise musicale de ce qui est présent sur notre Mac mythique! Âmes sensibles s’abstenir.

 http://8tracks.com/leptimorre/e-kot

Pandora – l’inaccessible

Il m’a été offert d’essayer Pandora dans mon jeune temps. Alors non, Pandora n’est pas qu’un bijou extrêmement cher que les femmes chérissent tant, mais c’est avant tout un service de musique en ligne très performant.

Le problème? il n’est disponible qu’aux USA. (donc si vous voulez l’utiliser, un bon vieux proxy jusqu’aux USA sera nécessaire)

Son principe est le suivant : vous entrez le nom d’un artiste, ou d’une chanson (ou aussi d’un petit jeune blond émasculé, ça marche aussi), et il génère une playlist en fonction de ce style musical. C’est en gros un mix entre les 3 autres services cités au-dessus.

Une qualité d’écoute très bonne, et le tout gratuitement, espérons le bientôt disponible chez nous.

http://www.pandora.com/

Le mot de la fin : LastFM

Le Scrobbling, ça ne vous dis rien?

Le principe est simple : vous avez des amis, qui écoutent aussi de la musique. Vous vous abonnez tous sur LastFM, et magie! Votre musique et la leur apparaît, ce qui vous permet de savoir ce qu’ils écoutent, découvrir et même les vanner si besoin en est! (voilà comme notre bol de riz a su pour mon penchant pour Kyo).

Il est aussi possible de synchroniser votre scrobbleur avec Facebook pour ceux qui le souhaitent, mais cette fonctionnalité n’est pas obligatoire.

Pour que LastFM scrobble votre musique, rien de plus simple : soit télécharger sur votre pc le programme de LastFM, et il détectera votre lecteur afin de le poster sur votre profil, ou alors il est aussi possible de l’intégrer dans un lecteur en ligne, dans votre profil d’utilisateur. Vous voyez où je veux en venir? Oui bien-sûr, Grooveshark, Spotify et 8Tracks intègrent directement LastFM, il vous faudra simplement entrer votre compte et le tour est joué.

Lorsque vous avez fait tout ça, il est possible de découvrir et d’écouter des chansons aussi sur LastFM, mais bon ce système là n’est pas aussi au point que sur tous les autres.

http://www.lastfm.fr/

Alors comblé par la musique en ligne? Certes ce service comporte un gros problème pour les amateurs de qualité, ça n’a pas la beauté d’une chanson en Flac, mais bon c’est gratuit, légal et aussi on peut s’en servir partout.

Sur ce, je vous laisse, Le roi Lion m’attend sur 8Tracks!

We are back – Ou comment on a survécu à cette rentrée plutôt agitée


Bonjour à tous!

Bon, ok, ok, on a pas vraiment tenu le site à jour pendant les vacances, ni la première session, ni le blocus en fait. En fait, disons qu’on l’a un peu laissé à l’abandon. Mais bon, au vu des examens de pas mal d’entre nous (Martin et son compi, Dang et ses sept heures d’examen de programmation en un seul jour et Anthony et son garage pour ne citer qu’eux), vous comprendrez aisément qu’on avait d’autres chats à fouetter. Cela dit, tout ça c’est fini, et nous voici revenus pour une nouvelle année avec une nouvelle équipe, un projet un peu remodifié et comme d’habitude une motivation sans bornes!

Commençons par dire quelques mots sur le déroulement du projet depuis non pas la rentrée, mais bien le mois de juillet, puisque c’est à partir de cette date que nous avons commencé à chipoter sur notre tout nouveau serveur pour le service de redirections mails de l’AGE. Certes, ça touche très peu de monde, et c’est un travail qui est et doit rester invisible, même pour les principaux concernés, mais force est de constater que ça tourne pas trop mal, sauf quand Hotmail décide de déclarer toutes les adresses de l’UNamur comme spammeurs (oui, c’est déjà arrivé. Deux fois). On est toujours en pleine phase d’installation du serveur web, mais ça devrait se terminer dans le courant de la quinzaine, Moule et Dang sont sur le coup!

En ce qui concerne les ventes de câbles, ils sont désormais disponible au bar du Cercle Info (22, rue Grandgagnage, en bas de l’escalier), au prix unique de 4€ pour le câble de 5 mètres. Ils partent plutôt pas mal, on est assez contents, surtout maintenant que ce sont des câbles «d’usine» et donc sans l’obsolescence programmée que certains nous soupçonnaient d’intégrer dans ceux que nous faisions nous-mêmes.

Sur les commandes de matériel informatique en partenariat avec Priminfo (10% sur tout leur catalogue), on continue à battre le rabattage pour essayer de conclure le maximum de commandes, grâce à notamment des affiches de toute beauté.

Non, on a pas eu les moyens d’embaucher un graphiste.

Au niveau des interventions, l’année commence doucement, même si nous nous sommes déjà rendus une fois à l’Espace Universitaire de Jambes (dit «les Carmels» pour les connaisseurs) et éprouvons toujours quelques difficultés avec les étudiants de médecine dont la participation au test d’entrée n’a pas encore été attestée. Ah oui, et le charme d’Anthony continue à faire des ravages, en atteste ce petit mot doux trouvé plié dans sa porte un beau matin.

Nous avons bien entendu flouté toutes les données permettant d’identifier la rédactrice du message.

Pour l’organisation de la LAN de LoL, on a vu cette année plus grand, avec un potentiel de 32 équipes maximum, une phase de pool, des Riot Points, des Bo3 au Quai 22, bref de la pure folie! Tous les détails sont sur l’événement : https://www.facebook.com/events/524717324270933/. Bon, on est toujours en train de tester notre meta, mais bon, y a de grandes chances que le match d’exhibition soit cette année ressemble moins à une correction en bonne et due forme.

Pour le reste, on a désormais conclu un partenariat avec le NamurLug, eux profitant de notre contact avec les étudiants et nous de leur maîtrise des logiciels libres. Nous annonçons donc d’ores et déjà le retour tant attendu de la formation LaTeX au début du second quadri (pour attendre le retour des Master 2 en Erasmus/stages qui souhaitent rédiger leur mémoire), ainsi qu’une install party au Nom de la Rose fin du premier quadri! Les dates devraient être confirmées bientôt.

Last but not least, nous avons bien entendu participé à la Foire Akàp. Nous proposions un petit stand avec découverte d’Ubuntu ainsi qu’un jeu de hack, qui s’est finalement transformé en stand de jeu et de consultation Internet (un étudiant de Master est venu s’inscrire à un cours, si si). Pour l’anecdote, on avait pas prévu le soleil et donc les reflets sur l’écran. Pour le coup, certains clichés ont été plutôt bien respectés.

Il manque Martin, distribution des Welcome Pack oblige, et Anthony, occupé à gérer la Foire.

Voilà voilà, sinon, en ce qui concerne notre vie quotidienne, l’installation dans notre petit nid d’amour de sept hommes virils se passe plutôt bien. Chose incroyable (surtout pour ceux qui ont déjà lu la devise écrite l’année passée sur le mur du bunker en face des toilettes), la vaisselle est faite, les poubelles vidées régulièrement (merci Jafar) et on peut donc tranquillement manger avec sa chère et tendre dans le commu sans avoir peur d’attraper le scorbut.

Tout le monde ou presque a ramené son peignoir, on a un four à lampe de Bertrand, l’autocuiseur de Dang, qui a également ramené une casserole à vapeur, une machine à pain, bref, c’est un peu aussi le pap’E-kot qui recommence!

Pour ceux qui s’interrogent sur le futur de notre petit site, sachez que nous avons planifié la publication d’un article de fond par semaine, écrit par un membre du kot sur un sujet qui lui tient à coeur. Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine pour le premier article, écrit par Anthony sur la musique en streaming.

A très bientôt!